IRS 2026 (revenus 2025) : préparation, échéances et risques dans un contexte international

La période annuelle de préparation et de dépôt de la déclaration d’IRS approche, un moment qui, pour les profils patrimoniaux plus complexes, mérite une attention particulière.

La déclaration relative aux revenus perçus en 2025 devra être déposée entre le 1er avril et le 30 juin 2026. Toutefois, en pratique, la préparation doit commencer en amont.

Au plus tard le 2 mars 2026, les factures doivent être validées dans le système e-Fatura, les données du foyer fiscal confirmées et les informations pertinentes communiquées. L’avis d’imposition est, en règle générale, émis jusqu’au 31 juillet, le solde éventuel d’impôt étant payable jusqu’au 31 août.

Toute personne ayant été résidente fiscale au Portugal en 2025 (pendant toute l’année ou seulement une partie de celle-ci) doit, en principe, déclarer les revenus et plus-values obtenus à l’échelle mondiale durant la période de résidence.
En revanche, toute personne n’ayant pas été résidente fiscale au Portugal en 2025 ne déclare que les revenus de source portugaise soumis à l’IRS, dont beaucoup auront déjà été soumis à une retenue à la source à titre libératoire. Néanmoins, une analyse concrète peut nécessiter une attention particulière lorsqu’il existe des liens avec plusieurs juridictions.

Où, en pratique, apparaissent les principaux risques

Les points sensibles surgissent principalement lorsqu’il existe des éléments internationaux ou des structures patrimoniales plus complexes. Au cours des dernières années, les situations les plus fréquemment observées ne résultent pas d’erreurs formelles dans le remplissage de la déclaration, mais plutôt de cas tels que :

  • des revenus financiers internationaux dont la qualification au Portugal ne correspond pas au traitement retenu dans le pays d’origine ;

  • des plus-values réalisées par l’intermédiaire de véhicules sociétaires traitées comme des revenus directs de la personne physique ;

  • des changements de résidence fiscale en cours d’année sans analyse adéquate de la période transitoire ;

  • des cryptoactifs déclarés sans correspondance avec l’historique effectif des opérations ;

  • des patrimoines répartis sur plusieurs juridictions avec un reporting fiscal incohérent entre pays.

Dans de nombreux cas, ces situations ne produisent aucun effet immédiat. Les difficultés apparaissent ultérieurement, à la suite d’échanges internationaux d’informations, de demandes de clarification ou de contrôles a posteriori.

Nous sommes régulièrement amenés à intervenir précisément à ce stade : révision de déclarations déjà déposées, réponse à des procédures de contrôle et coordination du traitement fiscal avec des avocats, banques et experts-comptables dans d’autres juridictions.

Un contexte de transparence et de contrôle renforcé

L’environnement fiscal est devenu structurellement plus exigeant. La déclaration d’impôt n’est plus un acte isolé ; dans de nombreux cas, elle s’inscrit dans un système international de reporting de plus en plus intégré.

Aujourd’hui, cela comprend notamment :

  • l’échange automatique d’informations bancaires entre juridictions ;

  • le reporting international des comptes financiers et des structures ;

  • un contrôle accru des actifs numériques ;

  • la vérification active de la résidence fiscale déclarée ;

  • l’augmentation des corrections et des contentieux fiscaux comportant une dimension internationale.

Pour les patrimoines présentant une dimension et une mobilité internationales, des incohérences apparemment mineures peuvent devenir significatives plusieurs années plus tard.

Ce qui fait la différence

Pour les situations comportant des revenus élevés ou une exposition internationale, la préparation de la déclaration ne devrait pas commencer en avril. Elle devrait débuter par une revue structurée de la position fiscale de 2025, incluant notamment :

  • le lieu de résidence fiscale effectif de chaque personne ;

  • l’origine et l’imposition des revenus et plus-values perçus au cours de l’année ;

  • la structuration des flux financiers ;

  • les régimes fiscaux appliqués (y compris les régimes spécifiques tels que le régime des résidents non habituels — RNH — et le régime IFICI) ;

  • la cohérence entre la réalité économique et le reporting fiscal.

En pratique, la différence entre un simple dépôt de déclaration et une position fiscale solide réside dans cette analyse préalable. Le coût d’une préparation anticipée et structurée est, en règle générale, sans commune mesure avec l’impact potentiel d’un contrôle fiscal, d’un redressement ou d’un contentieux.

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